Mon défi : Le grand rangement

J’ai décidé aujourd’hui de me lancer un défi :  effectuer un grand rangement. Pourquoi faire ça en fin d’année, me direz-vous ? Normalement le grand ménage, c’est au printemps. Chez nous, effectivement. Mais pas au Japon. Et ceux qui me suivent sur yamatodamashi savent que je suis un passionné du Japon. Et là-bas, c’est la période de fin d’année qui est particulièrement propice à se débarrasser des objets dont on ne se sert plus. Pour se libérer physiquement et mentalement de tout ce qui nous encombre. Cela permet ainsi de faire de la place pour accueillir la nouvelle année avec un esprit neuf. D’autre part, la notion de grand ménage est souvent associé à celle de grand nettoyage. Ici, c’est vraiment de rangement et de tri auquel je dois m’atteler.

À commencer par les chemises à trier

Pourquoi ce grand rangement ?

 

Suite à mon article sur le rangement, je me suis aperçu que j’avais moi aussi de nombreuses affaires que je n’utilisais pas. Je me suis dit qu’il fallait que j’arrive à me détacher de toutes ces objets qui m’encombrent, aussi bien physiquement que moralement. C’est le moment de faire un travail sur moi pour comprendre pourquoi je n’arrive pas à me séparer d’affaires qui ne me servent plus à rien.

J’ai commencé par appliquer la méthode Konmari, et j’ai plié mes vêtements différemment. Mais j’avais des papiers non trié depuis des mois, des étagères surchargés, des placards trop remplis. J’ai donc décidé de faire un grand rangement en  profondeur. Je vais donc procéder méthodiquement et vider tous les tiroirs, les étagères, les placards, pour faire du tri.

Mais je me suis aperçu que c’est facile à dire. Ce n’est pas trop compliqué non plus d’écrire comment il faudrait faire. Mais quand il faut passer réellement à l’action, c’est plus difficile à actualiser.

L’état des lieux.

Avec Sandrine et les enfants, cela fait maintenant 6 ans que nous avons déménagé. Nous habitions un appartement et nous sommes maintenant dans un pavillon en banlieue. Nous avions fait un peu de tri à l’occasion de notre déménagement. Mais il y a quelques cartons que je n’ai toujours pas ouverts. Je sais ce qu’il y a dedans, mais je ne m’en sers pas. Il faut donc que je me mette sérieusement à faire le tri.
Car c’est vrai qu’avec le jardin, le garage, les combles, une maison offre beaucoup plus de possibilités de stocker des affaires. Nous avons donc tendance à accumuler au fur et à mesure, sans forcément nous en rendre compte.

Comment procéder pour ce grand rangement ?

Je vous ai présenté trois méthodes pour faire du rangement ? Je dois dire qu’aucune ne me convient dans son intégralité. Tout sortir et tout déballer comme dans la méthode Konmari, demande du temps, et puis être dans le chantier et dans le bazar pendant tout le temps du rangement et du tri me paraît contre-productif. Si l’on range, c’est pour qu’il y ait un minimum d’ordre.

J’ai donc décidé de m’attaquer au rangement pièce par pièce, meuble par meuble, tiroir par tiroir. Si je n’ai pas fini, je termine l’étape que j’ai commencée, et je continuerai le lendemain. Il est hors de question de laisser le chantier envahir la maison, ne serait-ce que quelques jours.
Je vais commencer par les vêtements. Il y en a certains que je n’utilise pas depuis plus d’un an. Je vais donc commencer par en faire le tri et par ranger autrement ceux que j’utilise régulièrement. Je sais déjà que je vais utiliser la méthode Konmari pour les plier dans les tiroirs. J’ai déjà commencé à mettre en place cette méthode. Cela fait effectivement gagner de la place. Mais il faut que j’aille jusqu’au bout. Quand je dis jusqu’au bout, c’est vraiment dénicher tous les vêtements de la maison qui ne servent plus à rien, et qui encombrent.

Et tout ce qui ne sert plus à rien ?

J’ai d’autre part toute une série d’objets qui sont du matériel de photographie, d’astronomie, de montage, de musique, dont je me suis beaucoup servi à une époque, mais dont je ne me sers plus aujourd’hui. Cela correspond à des passions que j’avais, mais que je ne pratique plus. Et là, il va falloir que je fasse un gros travail pour savoir d’une part pourquoi j’ai arrêté de pratiquer ces passions, d’autre part si je vais m’y remettre, et en dernier lieu, si j’utiliserai toujours ce matériel. Si je ne l’utilise pas, il faut que je voie s’il a encore de la valeur sur le marché de l’occasion. Car je ne peux appliquer la méthode Konmari et tout jeter à la poubelle, surtout les objets et le matériel qui a encore de la valeur.

Il y avait quand même un certain nombre de choses à jeter !

Il faut aussi que je me penche sur mon service de mariage. Pour la petite histoire, je suis divorcé depuis 9 ans. Je suis maintenant de nouveau en couple. Mais j’ai conservé ce service. Mais nous ne nous en servons pas souvent. Je le conserve parce que je l’aime bien. Mais il me rappelle une période de ma vie qui est plutôt douloureuse et sur laquelle je n’aime pas revenir. Je sais bien qu’il faudrait que je m’en débarrasse. Mais il faut que je prenne la décision, et ensuite éventuellement que je les mette en vente.

Nous avons aussi un canapé et un buffet, qui ont également été achetés avec ma première épouse, et qui m’encombrent. Car toujours pareil, ils me rappellent une époque sur laquelle il faut que je tire un trait. Il faudrait donc que là aussi, je fasse un gros effort sur moi-même pour me débarrasser de tous ces meubles qui encombrent. Qui servent encore un peu aussi accessoirement, mais c’est là qu’il va falloir que je travaille, en collaboration avec Sandrine.

Ne soyons pas dans les excès non plus.

Mais il faut bien reconnaître que l’on ne peut pas tout jeter. Je me souviendrai toujours de l’image de 37,2° le matin, où le personnage de Betty joué par Béatrice Dalle fait le ménage dans le bungalow de Zorg, suite à une dispute. C’est un film qui m’a marqué, comme il a marqué toute une génération. Toute une époque. Mais ce n’est pas parce que j’ai vécu des choses, que je ne dois pas faire le ménage dans ma tête et être prêt pour d’autres expériences. Je pense qu’au contraire, plus l’on vieillit, plus on a tendance à s’attacher, à des objets, à des lieux, à des personnes, à des idées. Il faut savoir faire le tri… entre ce qui nous convient et nous rend heureux et le reste.

On ne peut pas tout jeter. Il y a des choses auxquelles on est attaché sentimentalement. Et c’est là que c’est le plus difficile de faire le tri. Il ne faut pas regretter son passé, certes. Mais il ne faut pas regretter de jeter des objets. Je me souviens de l’arrivée des compacts disques. À l’époque, il existait une mode, fortement encouragé par les médias et la publicité, pour se débarrasser de tous ses disques vinyles. Ce que j’ai fait pour une poignée de francs. Et je dois dire que je l’ai regretté amèrement, car j’avais plusieurs enregistrements de musique classique, que je n’ai jamais retrouvés depuis.

Donc, c’est bien de faire le tri, c’est bien de jeter. Mais alors après, il faut être sûr de ne pas avoir de regret et de ne pas demander : au fait, où est-ce que j’ai mis telle chose ? Voilà, ce n’est pas simple, mais la solution n’est pas non plus de ne rien faire.

Le grand rangement des vieilles idées et des vieux modèles de pensée obsolètes.

Nous sommes aussi à la fin d’une grande période où tous les modèles de société sont en train de changer. Il ne faut pas se voiler la face, tous nos modèles obsolètes. Que ce soient nos modèles économiques, politiques, sociétaux, éducatifs… ils sont tous à revoir. Mais pour pouvoir accueillir de nouveaux modèles et de nouvelles pensées, il faut faire la place.

Je vais donc vous tenir au courant de l’avancée de ce défi pour vous faire part de mes difficultés, des méthodes que j’ai utilisées, et des moyens que j’ai employés.

 

Je suis sûr que vous êtes maintenant impatients de connaître les résultats de ce grands rangement ? N’hésitez plus, le bilan de ce grand rangement est maintenant disponible.

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